Les marchés européens ont ouvert en forte hausse ce jeudi après l'annonce par la Banque centrale européenne (BCE) d'un nouveau programme d'achat d'obligations de 750 milliards d'euros. À Bruxelles, les valeurs refuge, comme Colruyt, sont délaissées, indique l’Echo.
Le président du Conseil européen et celui du Parlement européen ont salué, ce jeudi, le plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros présenté dans la nuit par la Banque centrale européenne (BCE) pour contrer les répercussions du coronavirus sur l'économie. "Je me félicite du programme de rachat d'urgence de la BCE", a twitté le président du Conseil, Charles Michel.
"Le plan qui a été annoncé par la Banque centrale européenne est le bon plan, c'est le plan qui était attendu par l'ensemble des États membres de la zone euro", a déclaré Bruno Le Maire sur France Inter.
"C'est un plan qui est massif (...) qui va avoir un impact économique fort et c'est un plan qui va avoir un impact politique majeur: il va permettre d'éviter la fragmentation dans la zone euro, il va permettre de réduire ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire les écarts de taux d'intérêt qui peuvent exister entre la dette française, italienne, espagnole ou allemande", a ajouté le ministre français de l'Économie. "Avec cette intervention massive, judicieuse, on évite le risque de fragmentation de la zone euro."
La nouvelle action de la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise liée à l'épidémie de coronavirus est "une très forte et bonne réponse", a déclaré le directeur général de la Société générale GLE0,75% Frédéric Oudéa. "Dans le rôle de la BCE, qui est de rassurer sur la liquidité de différents instruments, face à ce qui se passe aujourd'hui sur les marchés, c'est un programme extrêmement important", a-t-il dit sur BFM Business.
"Couplé à l'action des gouvernements, (...) ce sont deux filets de sécurité qui se mettent en place pour essayer bien sûr d'atténuer l'impact de cette crise sanitaire violente", a ajouté Frédéric Oudéa.
Le secteur aérien pourrait ne pas résister sans aides d'État si la pandémie de nouveau coronavirus se prolonge longtemps, a prévenu la compagnie allemande Lufthansa LHA7,97%. "Plus cette crise dure, plus il est probable que l'avenir de l'aviation ne pourra pas être assuré sans aides d'État", a déclaré, dans un communiqué, le CEO du groupe Lufthansa, Carsten Spohr, en marge de la publication des résultats annuels.
La maison mère de la compagnie éponyme, ainsi que de Swiss International, Austrian Airlines et Brussels Airlines, a drastiquement réduit ses capacités, mis en place du temps partiel pour ses salariés et suspendu le versement des dividendes. "À l'heure actuelle, personne ne peut prévoir les conséquences" de cette crise sanitaire sur la rentabilité du groupe, a indiqué Carsten Spohr.